Le Costa Rica est souvent perçu comme un petit paradis pour les amoureux de la nature, les surfeurs, un pays sûr pour les familles en quête d’aventure. Mais ce havre de biodiversité et de tranquillité repose aussi sur des règles strictes, souvent méconnues des touristes occidentaux. Pour éviter l’amende, le malaise ou le malentendu culturel, mieux vaut savoir ce qui est interdit.
Voici 12 choses à ne pas faire lors d’un séjour au Costa Rica.
Depuis 2012, la loi costaricienne interdit formellement de fumer dans tous les espaces publics, qu’ils soient fermés ou en plein air. Cela inclut les restaurants, bars, arrêts de bus, plages, parcs nationaux, hôtels, et même les trottoirs situés à proximité d’un bâtiment. Cette règle vaut aussi pour la cigarette électronique.
Seule exception : chez soi ou dans la rue, tant qu’on ne gêne personne. Attention, les amendes peuvent être élevées, et certains établissements n’hésitent pas à faire appel à la police.

Au Costa Rica, la pudeur sur la plage est de mise. Le string de bain ou le triangle minimaliste ne posent aucun problème, cependant montrer sa poitrine nue est strictement interdit, même sur les plages les plus touristiques.
Le topless, courant en France ou dans d’autres pays européens, est ici perçu comme inapproprié et peut entraîner une intervention policière. Cette interdiction n’a rien d’anecdotique : elle reflète des normes sociales locales encore très ancrées au Costa Rica.
Certains touristes, en quête d’aventure ou mal renseignés, tentent parfois de traverser des rivières avec leur 4x4 de location ou de rouler sur les plages, notamment dans les régions comme la péninsule de Nicoya ou la côte pacifique sud. C’est à la fois interdit, dangereux et extrêmement néfaste pour l’environnement.
Pendant la saison des pluies (de mai à novembre), le niveau des rivières peut monter brutalement. Ce qui paraît être un simple gué devient en quelques secondes un piège mortel : courants forts, fond boueux, absence de visibilité, troncs d’arbres, etc. Chaque année, des véhicules sont emportés et des vies mises en danger, voire pire, pour une simple imprudence.
Sur les plages, le danger est moins immédiat mais tout aussi grave. Ces zones sont souvent protégées : reproduction de tortues marines, habitats d’oiseaux nicheurs, végétation fragile. Rouler sur le sable détruit les nids, tasse le sol et perturbe durablement les écosystèmes côtiers.
Enfin, la police touristique est très attentive à ce type d’infractions, le véhicule peut être immobilisé, saisi, et les amendes sont particulièrement dissuasives.

Face à un paresseux suspendu à une branche, un singe chapardeur ou un toucan curieux, la tentation est grande de s’approcher, de tendre la main, ou même de proposer un morceau de fruit. Mais toucher, nourrir ou interagir avec un animal sauvage est formellement interdit au Costa Rica.
Le pays protège sa biodiversité avec rigueur. Offrir de la nourriture modifie le comportement naturel des animaux, les rend dépendants, moins méfiants, voire agressifs envers les humains… Enfin, cela peut également provoquer des maladies ou perturber la chaîne alimentaire locale.
Même un geste bien intentionné peut avoir des conséquences durables, et les contrevenants s’exposent à des amendes élevées, voire même à des poursuites pénales si l’animal est une espèce protégée. Observer, oui. Intervenir, non.

Au Costa Rica, la limite d’alcool autorisée au volant est de 0,00 g/l. Aucune tolérance. Contrairement à de nombreux pays européens, où un verre peut encore passer, ici, même une trace d’alcool dans le sang est interdite pour les conducteurs.
Les contrôles sont fréquents, y compris dans les zones touristiques, et les sanctions sont lourdes : retrait de permis, amendes très élevées, voire peine de prison en cas d’accident ou de mise en danger. Si vous avez bu, même un cocktail à midi, mieux vaut laisser le volant à quelqu’un d’autre.

Il est interdit d’y introduire des bouteilles en plastique, des emballages jetables, des sacs ou contenants non réutilisables dans les parcs nationaux.
Le but est simple : éviter tout déchet susceptible de polluer les sols, les cours d’eau ou d’être ingéré par des animaux. Même un trognon de pomme ou un mouchoir biodégradable est considéré comme un déchet.
Que faire alors ?
Utiliser des gourdes réutilisables (l’eau du robinet est potable dans la plupart des zones habitées), comme vous en trouverez facilement chez Décathlon à des prix très abordables
Utiliser des boîtes hermétiques pour transporter votre pique-nique
Emporter un petit sac pour vos déchets, afin de tout rapporter avec vous
En cas de non-respect, les conséquences peuvent être sévères : expulsion immédiate du parc, amendes élevées, et parfois même refus d’accès aux autres réserves du pays.

Cela peut sembler anodin, mais c’est une erreur fréquente chez beaucoup de touristes : se baigner en mer ou en rivière avec ses clés électroniques de voiture de location. Résultat : clé hors service, voiture bloquée, et parfois des heures à attendre un dépanneur… sans parler des frais parfois très élevés facturés par l’agence.
Nos solutions :
Utiliser une pochette étanche autour du cou ou du bras conçue pour ça (disponible dans de nombreuses boutiques touristiques).
Confier les clés à un membre du groupe resté à terre, pratique et sans risque.
Mieux vaut anticiper que passer la fin de journée à chercher un remorqueur en tongs et maillot de bain.
Ramasser un coquillage en souvenir ou glisser un peu de sable doré dans une poche peut sembler inoffensif. Mais dans de nombreuses zones protégées du Costa Rica, il est interdit de prélever quoi que ce soit sur les plages, y compris les coquillages, les galets, le sable ou les morceaux de corail.
Ces éléments font partie d’un écosystème fragile, utilisé par les animaux marins pour s’abriter ou se nourrir. Le retirer, c’est déséquilibrer ce système. Et si tout le monde ramenait un “petit souvenir”, il n’en resterait bientôt plus. En cas de contrôle à l’aéroport, ces prélèvements peuvent être confisqués, accompagnés d’une amende.

Le survol des plages désertes ou des volcans avec un drone fait rêver et permet de capturer des images spectaculaires. Mais attention : le faire sans autorisation est strictement interdit. Le Costa Rica réglemente de manière très rigoureuse l’usage des drones, en particulier dans les zones protégées, les parcs nationaux, les réserves biologiques, ainsi qu’à proximité des aéroports et des zones habitées.
Pour piloter un drone en toute légalité, il est obligatoire de :
L’enregistrer auprès de l’Aviation Civile costaricienne (DGAC)
Respecter les limites d’altitude et les distances de sécurité
Obtenir une autorisation spéciale pour survoler certaines zones sensibles

De nombreux touristes pensent qu’une simple photocopie ou une photo du passeport sur leur téléphone suffit en cas de contrôle. Ce n’est pas le cas au Costa Rica. Vous devez toujours avoir l’original sur vous, surtout lors de contrôles routiers, visites dans certains parcs ou interactions avec des autorités.
Même pour conduire, il est obligatoire d’avoir sur soi le passeport original, avec le tampon d’entrée apposé par l’immigration, qui constitue votre visa de touriste (valable en général 90 jours). Ce tampon fait office de justificatif de validité pour votre permis de conduire étranger pendant toute la durée de votre séjour.
Au Costa Rica, le stationnement est une affaire sérieuse. Il est strictement interdit de garer son véhicule le long d’un trottoir marqué d’une ligne jaune ou de laisser sa voiture dans la rue hors des emplacements prévus à cet effet.
Les conséquences peuvent être surprenantes pour un touriste : la police peut retirer la plaque d’immatriculation du véhicule. Résultat ? Voiture immobilisée, démarches administratives complexes, et souvent plusieurs jours perdus à tenter de régulariser la situation;
C’est un point à ne surtout pas négliger, surtout si vous louez une voiture.
Mieux vaut toujours se garer dans un parking privé ou clairement autorisé, même s’il est payant. Cela vous évitera pas mal de stress… et quelques centaines d’euros d’amende.
Cela peut sembler exagéré, mais au Costa Rica, surtout dans les zones rurales ou proches de la jungle, enfiler ses chaussures sans en vérifier l'intérieur peut être risqué. On y trouve parfois des scorpions, araignées, ou autres petits animaux qui cherchent l’ombre ou un abri pour la nuit.
Ce genre de mésaventure n’est pas fréquent, mais arrive suffisamment souvent pour que les locaux aient le réflexe systématique de toujours secouer leurs chaussures avant de les enfiler.
Notre conseil pour vous éviter cette expérience : rangez vos chaussures à l’intérieur ou en hauteur, et prenez deux secondes pour les retourner avant de partir explorer la nature.
