S’il y a bien un volcan qu’on coche direct sur sa liste en préparant un voyage au Costa Rica, c’est le Poás. Facile d’accès depuis San José, avec son immense cratère fumant et son décor spectaculaire entouré de végétation luxuriante, il offre un concentré de nature impressionnant, typique du pays.
Les agences l’adorent, les voyageurs aussi. Le genre de spot qui fait sortir son téléphone toutes les deux minutes. Mais voilà, depuis quelques semaines, la nature a décidé de reprendre ses droits. Et ça change un peu les plans.

Depuis début mars 2025, le volcan Poás montre des signes d’activité plus soutenue. Les éruptions se sont multipliées, accompagnées de colonnes de cendres, de gaz soufrés et parfois de projections de matériaux volcaniques. L’atmosphère autour du cratère est devenue bien moins accueillante : les odeurs sont fortes, l’air est chargé, et le paysage s’est obscurci.
Le 8 avril, deux éruptions particulièrement intenses ont été enregistrées. Ce jour-là, le volcan a littéralement secoué le cratère, projetant cendres, gaz acides et fragments de roche dans les airs, mais sans émission de lave. Des images impressionnantes ont circulé, mais sur le terrain, les conditions sont devenues dangereuses en un clin d’œil.
Suite à ces événements, les autorités ont pris la décision de fermer immédiatement le parc national. La sécurité des visiteurs est la priorité, et face à un volcan aussi imprévisible, mieux vaut ne pas jouer avec le feu, au sens propre comme au figuré.
L’OVSICORI-UNA, l’organisme officiel qui surveille l’activité volcanique au Costa Rica, continue de suivre la situation de très près : le volcan reste sous haute surveillance, et les experts le décrivent comme instable, sous pression, comparable à une cocotte-minute dont on ne sait jamais quand elle va siffler.
En résumé : le Poás est bien réveillé, et pour le moment, mieux vaut lui laisser de l’espace.

Non, malheureusement, le parc national du Poás est fermé au public jusqu’à nouvel ordre.
Les raisons sont évidentes : la situation reste dangereuse. Avec des éruptions imprévisibles, des gaz toxiques présents dans l’air, et des chutes de cendres, il est peu probable que ce soit un environnement sûr pour les visiteurs. De plus, les conditions de visibilité sont fortement réduites, ce qui rend l’expérience bien moins agréable, voire risquée.
Les autorités ont pris des mesures strictes : les sentiers sont fermés, l’accès au parc est interdit, et une alerte reste en place. Même les guides locaux, habituellement bien préparés, évitent désormais la zone. En résumé, il est préférable de prendre son mal en patience, de rester informé des dernières actualités et, surtout, de privilégier d’autres activités touristiques en attendant la réouverture du site.
La meilleure arme du voyageur ? L’info à jour. Voici quelques ressources à garder sous la main pour suivre l’évolution de la situation :
OVSICORI-UNA : pour suivre l’activité volcanique en temps réel
SINAC : pour connaître l’état des parcs nationaux et réserver ses billets
Les réseaux sociaux des parcs : souvent plus rapides que la radio locale
Certaines applis météo proposent aussi des alertes en cas d’activité volcanique, c’est toujours bon à prendre.
Pour visiter le volcan Poás, la réservation en ligne est obligatoire. Il faut d’abord créer un profil sur le site officiel du SINAC. Lors de l’achat des billets, le système vous demandera le nom, le prénom et le numéro de passeport de chaque visiteur. Pensez donc à préparer ces informations à l’avance.
Deux grilles tarifaires existent : un prix pour les résidents costariciens et un prix pour les visiteurs étrangers. Impossible de tricher : si vous sélectionnez le tarif local, un numéro d’identité costaricien est requis et un contrôle est effectué à l’entrée.
Mieux vaut jouer la carte de l’honnêteté : le prix d’entrée sert à l’entretien des parcs nationaux et à la protection de la faune et de la flore. C’est une vraie contribution à la nature.
Le parking n’est pas inclus dans le billet d’entrée. Il faut le payer sur place en colones costariciens (CRC), en espèces ou par carte. La gestion du parking est assurée par la Cruz Roja Costarricense (la Croix-Rouge), une institution essentielle dans le pays. Ce sont eux qui assurent les premiers secours et les interventions en cas d’accident. En payant le stationnement, vous soutenez directement leurs actions.
Le volcan Poás est le seul du Costa Rica à faire l’objet d’un protocole de visite aussi strict, avec des créneaux d’entrée limités à un groupe toutes les 20 minutes.
À l’arrivée, les visiteurs sont accueillis dans un centre d’information où un casque de sécurité est remis à chacun, qui doit être porté durant toute la visite. Avant de monter au cratère, un passage par l’amphithéâtre est prévu pour visionner une courte vidéo explicative (en espagnol et en anglais), détaillant les consignes à suivre en cas d’éruption ou d’incident.
Sur place, des abris en béton ont été aménagés à proximité du cratère pour permettre une mise à l’abri rapide en cas de projections. Enfin, la durée d’observation au sommet est strictement limitée à 20 minutes, avec un maximum de 20 personnes par groupe, afin de garantir la sécurité et de limiter l’exposition aux gaz volcaniques.
Avant d’acheter vos billets, jetez un œil au ciel depuis Alajuela, Heredia ou San José : si le sommet est couvert, mieux vaut attendre. Une bonne astuce consiste à monter jusqu’à l’entrée du parc : un accès Wi-Fi gratuit (mais lent) est disponible, ce qui permet de réserver en temps réel, une fois que vous êtes certain de la visibilité.
Vous pouvez aussi consulter les webcam en ligne pour voir les conditions au sommet.
Horaires d’ouverture : Le parc national du volcan Poás est généralement ouvert tous les jours de 8h à 14h, avec un dernier accès autorisé à 13h20. Toutefois, les horaires peuvent varier en fonction des conditions volcaniques ou météorologiques. Il est donc recommandé de les vérifier au préalable sur le site officiel du SINAC.
Pour plus d’informations sur le volcan Poàs, n’hésitez pas à consulter cette section du site du SINAC.
Pas de panique. Il y a d’autres options :
Premièrement, vérifiez les infos officielles : les sites de l’OVSICORI ou du SINAC, ou tout simplement l’accueil de votre hôtel ou votre ecolodge.
Deuxièmement, contactez votre agence ou votre guide pour ajuster l’itinéraire. Ils sont habitués à ce genre d’imprévus (les volcans sont capricieux, c’est bien connu) et sauront vous proposer des solutions ou alternatives.
Et puis surtout, pensez aux alternatives :
Volcan Irazú : À 1h de route de San José, l’Irazú reste un classique. Son cratère bleu-vert, ses paysages lunaires et ses vues dégagées en font une belle alternative au Poás. Une expérience volcanique spectaculaire, sans prise de risque.
Rincón de la Vieja : Ambiance forêt tropicale garantie. Le volcan Rincón de la Vieja, niché dans un parc national à environ 4h30 de route de San José, offre fumerolles, sources chaudes et randonnées en pleine nature. Idéal pour les amateurs de sentiers et d’aventure en pleine jungle.
Volcan Arenal : L’incontournable Arenal est l’un des volcans les plus emblématiques du Costa Rica. Moins actif aujourd’hui, mais toujours spectaculaire avec sa silhouette parfaite et ses flancs verdoyants. Au pied du volcan, on profite de sources thermales et de parcs naturels, parfaits pour allier rando et détente, à 3 heures de San José.
Le Waterfall Garden : À 30 minutes du Poás, ce parc privé rassemble cascades, sentiers et refuge animalier. Toucans, jaguars, colibris… le tout dans une forêt brumeuse. Le Waterfall Garden est une sortie accessible, nature et photo-friendly.
Plantations de café - Vallée Centrale : Profitez-en pour explorer les plantations de café autour d’Alajuela. Doka (3 Généraciones), Hacienda Asacia (Starbucks), et Britt, proposent des visites sympas, entre nature, histoire et dégustation. Le bon plan pour mêler paysages et arômes locaux.
Le Costa Rica ne manque pas de volcans à vous couper le souffle, sans que ça vous brûle les poumons ! ;-)
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