La Guadeloupe, joyau des Caraïbes, est un véritable paradis pour les amoureux de la nature. Cet archipel offre une diversité incroyable de paysages et d'espèces. Parmi ses trésors vivants, le colibri se distingue par sa grâce et ses couleurs éclatantes. Ce petit oiseau, symbole de liberté et de beauté, est omniprésent sur l’île, virevoltant de fleur en fleur avec une agilité déconcertante. On y trouve différentes espèces de colibris, comme le colibri à tête bleue, chacune ayant des caractéristiques uniques et fascinantes.
Dans cet article, je vous emmène à la découverte des colibris de Guadeloupe : où les observer, comment les reconnaître, les photographier, et comprendre leur place dans la culture locale. Observer ces magnifiques oiseaux peut grandement enrichir vos vacances en Guadeloupe. Un guide complet pour enrichir votre séjour et vivre des moments magiques au cœur de la biodiversité guadeloupéenne.
La Guadeloupe abrite trois espèces principales de colibris, chacune avec des caractéristiques uniques. Que l’on peut observer en liberté avec un peu d’attention. Certains sont très courants, d’autres plus discrets, mais tous ajoutent une touche magique à la biodiversité antillaise.
Le colibri huppé, par exemple, se distingue par la couleur vive de sa tête, qui aide à différencier les sexes de cette espèce.

Dans l'ordre : Colibri Falle-vert, Colibri Huppé et Colibri Madère
C’est le plus emblématique de l’île. Petit (8 à 9 cm), vif, et particulièrement élégant, le mâle arbore une huppe bleue métallique bien visible lorsqu’il est en parade ou sous le soleil. La tête du colibri huppé est également d'un bleu distinctif, ce qui aide à différencier les sexes de ces oiseaux.
Fréquence : Très commun.
Où l’observer : Partout en Guadeloupe, y compris en ville. Il adore les jardins fleuris (hibiscus, balisiers, bougainvilliers). Facile à voir au Jardin Botanique de Deshaies ou dans n’importe quel gîte fleuri.
Aussi appelé “fou-fou”, ce colibri est un peu plus grand et plus trapu. Le mâle a une gorge rouge foncé irisée, un plumage sombre aux reflets verts et violets. Sa vitesse et ses trajectoires nerveuses sont impressionnantes.
Fréquence : Relativement fréquent, mais un peu plus discret.
Où l’observer : Forêts humides de Basse-Terre, notamment autour de Saint-Claude, Matouba ou Capesterre-Belle-Eau. Il visite aussi les fleurs d’altitude.
Un peu plus rare à l’œil nu mais présent sur l’ensemble de l’île, ce colibri a un plumage vert émeraude tirant sur le bronze, avec une queue bleu nuit. Il est moins territorial que les deux autres, ce qui le rend parfois plus calme à observer.
Fréquence : Moins courant, mais observable.
Où l’observer : Zones de mangrove ou jardins plus secs (Grande-Terre, Saint-François, Port-Louis). Il est souvent aperçu tôt le matin autour des fleurs ouvertes.
Bonne nouvelle : on peut voir des colibris un peu partout en Guadeloupe, sans avoir besoin d’être expert ni de partir en expédition ornitho. Il suffit de savoir où chercher… et de lever les yeux au bon moment. Profitez de la vue imprenable sur les paysages et des plages de sable fin où les colibris peuvent être observés.

Voici les meilleurs endroits pour observer des colibris, que vous soyez en mode rando, détente ou visite tranquille :
Cascades : Découvrez de magnifiques cascades cachées au milieu des sentiers forestiers, où les colibris aiment se poser et se nourrir.
Le Jardin botanique de Deshaies : un vrai classique, et pour cause. Les colibris y sont nombreux, habitués aux visiteurs et attirés par une grande variété de plantes nectarifères. Vous pourrez les voir virevolter à quelques mètres seulement, parfois à portée de photo !
Le parc paysager de Valombreuse (Petit-Bourg) : un peu moins connu, ce parc immense regorge de fleurs tropicales et attire de nombreux colibris, notamment le mango à cravate noire.
De nombreux gîtes et chambres d’hôtes disposent de jardins très fleuris. C’est souvent là que les rencontres sont les plus magiques, au petit déjeuner sur la terrasse. Les zones les plus riches en observations sont :
Sainte-Rose et Deshaies, pour les jardins sur la côte nord de Basse-Terre
Saint-Claude et Trois-Rivières, plus frais et verdoyants
Capesterre-Belle-Eau, en lisière de forêt tropicale
Certains hébergements installent des mangeoires (dans les règles de l’art), ce qui augmente vos chances de les voir de près. Pensez à demander à votre hôte au moment de réserver !
Sentiers de randonnée en forêt : Les sentiers de la Basse-Terre comme la Trace des Ruisseaux, la Trace Victor Hugues ou le chemin de la Cascade aux Écrevisses sont idéals pour croiser des colibris “sauvages”. On les entend souvent avant de les voir, grâce à leur bourdonnement rapide.
Espaces côtiers et mangroves : Même sur Grande-Terre, dans les zones de mangrove ou de bord de mer, les colibris sont présents. On peut par exemple en observer autour de la Pointe des Châteaux (Saint-François), du lagon de Port-Louis, ou dans les haies fleuries des hôtels en bord de plage.depuis votre terrasse.
Photographier un colibri est un défi passionnant :
Utilisez une vitesse d'obturation rapide : Pour figer le battement rapide de leurs ailes, une vitesse d'au moins 1/2000e de seconde est recommandée.
Privilégiez la lumière naturelle : Les couleurs iridescentes des colibris ressortent mieux sous une bonne lumière.
Soyez patient : Installez-vous près d'une fleur qu'ils fréquentent et attendez.
Utilisez un téléobjectif : Un objectif de 300 mm ou plus permet de capturer des détails sans les effrayer.
Astuce : Certains photographes utilisent des flashs avec des diffuseurs pour éclairer les colibris sans les déranger, mais cela nécessite de l'expérience.
Oui, mais avec précaution. En Guadeloupe, certaines personnes installent des mangeoires spécifiques à colibris, souvent suspendues près des terrasses ou dans les jardins fleuris. Elles contiennent une solution sucrée qui imite le nectar. Si vous souhaitez en utiliser une, voici quelques règles essentielles :
Utilisez uniquement de l’eau et du sucre blanc pur (1 part de sucre pour 4 parts d’eau).
N’ajoutez jamais de colorant (même si certaines mangeoires sont rouges) : c’est inutile et potentiellement nocif.
Changez le mélange tous les 2 à 3 jours pour éviter les moisissures.
Nettoyez la mangeoire à fond à chaque changement, surtout sous le climat chaud et humide.

Cela dit, rien ne remplace les vraies fleurs nectarifères (hibiscus, balisiers, oiseaux de paradis, lantanas…), qui assurent une alimentation naturelle et variée. De plus, l'action des colibris est primordiale à l'écosystème. Si vous séjournez dans un hébergement équipé d’une mangeoire, profitez-en pour les observer tranquillement… mais sans trop intervenir.
Lors de vos observations :
Ne pas nourrir les colibris avec des substances inappropriées : Évitez les solutions sucrées industrielles ou colorées.
Ne pas perturber leur habitat : Restez sur les sentiers et respectez les zones protégées.
Évitez les flashs puissants : Ils peuvent effrayer ou désorienter les oiseaux.
Privilégiez l’observation passive : Laissez-les venir à vous sans les forcer.
En respectant ces règles, vous contribuez à la préservation de ces espèces magnifiques. De plus, les efforts réalisés pour protéger l'habitat des colibris en Guadeloupe garantissent la qualité des hébergements tout en respectant la nature et en favorisant la durabilité.
La conservation des colibris et de leur habitat est cruciale pour préserver la biodiversité de la Guadeloupe. Les colibris, notamment le colibri madère, jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes et la reproduction des fleurs. Grâce à leur capacité unique à butiner les fleurs en vol stationnaire, ils transportent le pollen d’une fleur à l’autre, favorisant ainsi la diversité des plantes. Cependant, leur population est menacée par la destruction de leur habitat, la fragmentation des forêts et les changements climatiques. La préservation de ces petits oiseaux est donc indispensable pour maintenir l’équilibre de l’écosystème guadeloupéen.
Pour accéder à plus d’informations sur la conservation des colibris et de leur habitat, vous pouvez consulter le site web de l’Académie de Guadeloupe. Ce site propose des ressources et des outils pour les démarches RH en ligne, notamment la gestion des demandes et le suivi des étapes de traitement. Vous pouvez également accéder à la boîte mail académique nominative via le lien en haut de page, sans passer par l’inscription. Il est important de noter que les démarches relevant du Ministère, comme le POP 1D et le détachement dans le corps des personnels de direction, sont accessibles sur le portail Colibris National.
Peut-on voir des colibris en liberté ? Oui, ils sont très présents en Guadeloupe, même autour des habitations.
À quelle période sont-ils les plus actifs ? Toute l’année, mais l’activité est plus intense au printemps et en été.
Que mangent-ils ? Principalement du nectar, mais aussi de petits insectes pour les protéines.
Est-ce qu’on en voit aussi en ville ? Oui, surtout dans les jardins fleuris.
Quel colibri a la crête bleue ? Le colibri huppé, reconnaissable à sa huppe bleue irisée.
Y a-t-il une demande croissante d'informations sur les colibris ? Oui, il y a une demande croissante d'informations sur les colibris, notamment en raison de l'intérêt accru pour leur conservation et leur rôle dans l'écosystème.
Observer les colibris en Guadeloupe est une expérience inoubliable. Leur présence ajoute une dimension magique à votre séjour, que vous soyez passionné d'ornithologie ou simple amateur de nature. Prenez le temps de les admirer, de les photographier, et de vous laisser inspirer par leur grâce et leur énergie.