Vous rêvez d’un voyage au cœur d’une île exotique, où la nature est reine ? En Martinique, ce n’est pas seulement la mer des Caraïbes qui vous émerveillera. Entre colibris irisés, palétuviers enracinés dans les mangroves, orchidées sauvages ou encore tortues marines, l’île regorge de trésors naturels à observer.
Dans cet article, je vous propose une immersion dans les principaux écosystèmes martiniquais, une découverte des espèces emblématiques (parfois endémiques) de l’île, ainsi que mes conseils terrain pour les admirer sans déranger. Le tout, enrichi de mes propres expériences de terrain, et de spots que j’ai testés pour vous.
Si vous êtes curieux, un peu contemplatif, ou si vous voyagez en famille avec des enfants passionnés d’animaux ou de nature, ce guide est pour vous.
Et pour explorer ces milieux souvent reculés, pensez à louer une voiture en Martinique : certaines zones, comme la presqu’île de la Caravelle ou les sentiers autour de la montagne Pelée, ne sont accessibles qu’en véhicule.

Si vous aimez observer les animaux ou photographier les plantes exotiques, vous allez être servi. La Martinique abrite une biodiversité étonnante, avec des espèces parfois uniques au monde. Voici celles que vous pourrez croiser avec un peu de patience… et de discrétion.
En Martinique, on compte cinq espèces de colibris (ou du moins cinq formes observables selon les études) , ce qui fait de ces petits oiseaux l’un des symboles les plus charmants de la biodiversité insulaire.Ils sont petits, rapides, souvent colorés, et toujours en mouvement : observer un colibri, c’est un peu comme regarder un hélicoptère miniature virevolter entre les fleurs.
Parmi eux :
Le colibri madère (ou colibri de Madère)
Le colibri à tête bleue
D’autres espèces locales moins connues ou en variation locale
Vous les verrez surtout tôt le matin, à proximité des fleurs nectarifères (hibiscus, fleurs rouges, heliconias). Le bruit qu’on entend parfois, c’est leur battement d’ailes ultra rapide, souvent, on les perçoit plutôt qu’on les voit.
Pour une immersion complète, je vous invite à consulter mon article dédié sur les colibris de Martinique où je détaille chaque espèce, les meilleurs spots d’observation, et des photos exclusives prises sur le terrain.

Ces dernières années, les perroquets verts (ou perruches vertes) font leur grand retour dans la région de Fort‑de‑France et ses environs. On les croise souvent en petits groupes bruyants, survolant les toits, se posant dans les arbres de ville ou sur les rebords de murets. Leur plumage vif, mêlant vert émeraude et touches jaunes, contraste joliment sur fond urbain.
Ils étaient longtemps absents ou rares, mais semblent revenir habiter la végétation citadine, se réinstaller peu à peu dans les zones périurbaines. Les ornithologues locaux notent des populations croissantes, notamment dans les parcs et jardins de Fort‑de‑France.
Si vous êtes en balade en ville, gardez les yeux vers le haut à la tombée du jour, mais ouvrez surtout vos oreilles : il n’est pas impossible de voir une petite volée de perroquets verts passer avec leurs cris typiques si reconnaissable (et bruyant!)

La grive à pieds jaunes : présente dans les sous-bois, reconnaissable à son chant mélodieux. Très observée lors des randonnées matinales.
L’oriole de Martinique : espèce endémique, au plumage jaune-orangé, souvent repérée dans les forêts secondaires ou les zones d’ombre.
Le sucrier à ventre jaune / tangara du zéphyr : petits passereaux tropicaux que l’on voit ponctuellement dans les zones boisées de plaine.
Elle impressionne, bien sûr. Mais la matoutou falaise, cette petite mygale emblématique de Martinique, est en réalité inoffensive pour l’humain, et absolument magnifique pour qui prend le temps de l’observer.
Son corps noir velouté, orné de reflets violets parfois bleutés, lui donne un aspect presque métallique à la lumière. Contrairement à ce que l’on croit souvent, elle ne vit pas forcément au sol : elle grimpe dans les arbres, les troncs creux, les rochers, et il suffit parfois de lever les yeux en forêt pour la repérer, immobile dans son terrier tissé de soie.
On la croise plutôt dans les zones humides et boisées du Nord de l’île, notamment dans les forêts autour de la Montagne Pelée, la Trace des Jésuites ou dans les sentiers du Morne-Rouge.
Conseil : partez tôt, marchez lentement et ouvrez bien les yeux (vers les arbres). Et surtout : ne la touchez pas. La matoutou est protégée, chaque rencontre est un privilège.

En Martinique, deux iguanes cohabitent… enfin, cohabitaient. Le plus gros et plus visible, c’est l’iguane vert (iguana iguana), introduit accidentellement depuis d’autres régions d’Amérique du Sud. On le voit souvent dans les jardins, au bord des routes ou sur les branches basses, notamment au sud de l’île.
Mais le vrai trésor, c’est l’iguane des Petites Antilles (iguana delicatissima), espèce endémique des îles du Nord des Antilles : plus discret, plus rare, et gravement menacé.
Le problème ? L’iguane vert s’hybride avec lui, prend sa place, et décime progressivement la population originelle.
Aujourd’hui, le seul endroit où vous pouvez encore observer des iguanes endémiques en toute sécurité, c’est sur l’îlet Chancel, dans la baie du Robert. Une visite guidée vous permettra de :
Voir ces iguanes discrets dans leur habitat naturel,
Comprendre les efforts de conservation menés localement,
Soutenir une initiative écologique essentielle pour la biodiversité locale.
L'ilet Chancel est l’un des rares sites de l’île où l’on travaille activement à préserver une espèce en danger critique d’extinction. Si vous avez l’âme écolo ou juste l’envie d’en apprendre plus : foncez.

A gauche : Iguane Vert. A droite : Iguane des Petites Antilles.
Si vous entendez des bruits dans les feuillages à la nuit tombée, ou que vous croisez un petit animal au regard noir et brillant sur une branche… il y a des chances que ce soit un manicou. Ce marsupial nocturne (oui, comme le kangourou, mais en miniature) est l’unique représentant de son genre aux Antilles.
Ressemblant à un croisement entre un raton laveur et une grosse souris, avec une longue queue préhensile et un museau pointu, le manicou est inoffensif et très discret. On le trouve surtout en lisière de forêt, dans les zones humides, parfois même dans les jardins, dès lors qu’il y a des arbres fruitiers ou des poulaillers… dont il raffole un peu trop.
Il transporte ses petits dans une poche ventrale, et grimpe aux arbres avec une agilité étonnante. Espèce souvent mal aimée à tort, le manicou joue pourtant un rôle essentiel dans l’écosystème : il se nourrit d’insectes, de fruits tombés, de petits animaux morts… Un vrai éboueur naturel !
Conseil : partez en balade crépusculaire dans les hauteurs du Morne-Rouge ou autour de Fonds-Saint-Denis. Avec un peu de chance, vous verrez deux yeux briller dans le faisceau de votre lampe frontale.

Vous en verrez partout, tout le temps, et sous toutes les couleurs : les anolis sont ces petits lézards tropicaux qui colonisent murs, branches, clôtures, murets et troncs d’arbre. Ils mesurent généralement entre 5 et 15 cm, et changent subtilement de couleur selon leur environnement (du brun au vert vif, en passant par le gris clair).
Ce qui les rend fascinants ? Leur gorge extensible colorée (le "fanon") qu’ils déploient pour communiquer ou impressionner un rival. Certains mâles le font vibrer plusieurs fois d’affilée, un peu comme s’ils essayaient de vous dire : “C’est mon palmier ici, pas touche.”
Espèce inoffensive, endémique et typique des Antilles, les anolis se croisent partout en Martinique, et notamment dans les jardins tropicaux, les haies, ou sur les murs chauds des maisons en fin de journée.

Le mabouya, quant à lui, est le cousin nocturne de l’anolis. Plus discret, de teinte généralement beige à brun clair, il se reconnaît à sa peau translucide et à sa manière de se déplacer en silence sur les murs, parfois même au plafond.
C’est lui qui vous tient compagnie en soirée sur la terrasse, collé aux murs ou caché derrière une lumière. Pas de panique : il est totalement inoffensif et, au contraire, très utile puisqu’il se nourrit de moustiques et de petits insectes volants.
Espèce souvent invisible le jour, le mabouya devient actif dès la tombée de la nuit. Si vous l’observez, vous verrez ses petits yeux sans paupières vous fixer sans ciller. C’est l’un des rares reptiles qui vit vraiment au plus près des humains, sans qu’on y prête attention.
Pro tip : ne le chassez pas ! Il est probablement votre meilleur anti-moustique naturel.

Bonne nouvelle : la Martinique ne fait pas partie des destinations tropicales où la faune représente un véritable danger. Il n’y a ni serpent venimeux, ni araignée mortelle, ni bête féroce cachée dans la jungle… mais quelques précautions basiques s’imposent tout de même :
Le trigonocéphale (fer-de-lance) : c’est la seule vipère dangereuse de l’île. Elle est nocturne, timide, et vit principalement en forêt humide (nord de l’île). Vous ne risquez pas d’en croiser en randonnée classique, mais gardez vos distances si vous tombez sur un serpent (ne le touchez jamais, même mort).
Le scolopendre : grande centipède tropicale (jusqu’à 20 cm), qui peut mordre si elle est surprise. Sa morsure est très douloureuse, mais pas mortelle. On la trouve parfois dans les coins sombres, sous les pierres ou dans les maisons très humides.
Les moustiques : ce sont peut-être les plus agaçants. Certains peuvent transmettre la dengue, le chikungunya ou le Zika. Pas de panique : en dehors des épidémies, les risques sont faibles. Protégez-vous surtout au lever et au coucher du soleil, avec répulsif, vêtements longs ou moustiquaires.
Le mancenillier : pas un animal, mais un arbre à éviter absolument. Sa sève, ses feuilles et même ses fruits sont toxiques (peuvent provoquer brûlures, cloques, etc.). Il est souvent signalé par un trait rouge sur le tronc, notamment sur les plages comme à Anse Noire ou Anse Michel. Ne vous abritez jamais dessous quand il pleut.
Les méduses : rares mais possibles, notamment les petites méduses translucides ou les physalies (galères portugaises) en saison. Renseignez-vous localement avant de vous baigner après un coup de vent.
En résumé : restez attentif, mais pas de quoi s’angoisser. Les risques sont bien moindres qu’en Australie ou en Amazonie, et avec un peu de bon sens, vous profiterez pleinement de la nature martiniquaise sans mauvaises surprises.

Le trigonocephal, un serpent venimeux
Le monde sous-marin de Martinique est un univers riche et fragile, souvent moins accessible que les terres mais d’une beauté hypnotique. Si vous plongez (ou snorkel) vraiment ouvert, voici ce que vous risquez de croiser :
Les tortues de mer sont peut‑être les ambassadrices les plus célèbres du monde marin. En Martinique, on peut observer principalement :
La tortue verte (Chelonia mydas) : adulte, massive, souvent vue en train de paître sur les herbiers
La tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) : plus rare, réputée pour sa carapace élégante
Mais ce ne sont pas les seules à fréquenter l'île aux fleurs : la tortue Caouane et la tortue Luth sont aussi des espèces locales, bien que plus timides.
Elles fréquentent les zones littorales : les herbiers, les récifs proches, les baies calmes (Anse Dufour et Anse Noire sont des spots incontournables pour nager avec les tortues !). Pour maximiser vos chances : partez à marée basse ou moyenne, tôt le matin ou en fin d’après-midi. Sur certaines plages du sud, en saison de ponte (mai–octobre), des femelles viennent pondre (Anse Noire, Grande Anse d’Arlet). Si vous découvrez un nid, gardez vos distances : c’est un site protégé.

Les eaux autour de la Martinique abritent plusieurs espèces de dauphins, fréquemment observées au large :
Grands Dauphins
Dauphins tachetés
Dauphins à long nez
Baleines à bosse, cachalot et baleine de Bryde sont des espèces que les plus chanceux pourront espérer croiser à l'occasion d'une sortie bateau de décembre à avril en moyenne.
Les rencontres avec les dauphins se font souvent lors d’excursions en mer au départ du Carbet ou de Case-Pilote. Les conditions idéales : mer calme (< 1 m de houle), navigation tranquille, silence respectueux.Certains prestataires proposent des “dolphin watching écoresponsables” où on reste à distance, sans intrusion.

Sous la surface, c’est un ballet de couleurs et de formes que vous pourrez admirer depuis de nombreuses plages de Martinique :
Poissons‑papillons, poissons‑anges, chirurgiens, demoiselles
Poissons-clowns, striés jaune et noir, souvent près des anémones
Poissons-perroquets, nettoyeurs, labres
Crustacés : crevettes, langoustes dans les grottes coralliennes
Étoiles de mer, oursins, mollusques, parfois poulpes cachés dans les anfractuosités
Les récifs coralliens (bien que fragilisés) restent des zones de vie intenses. Le parc marin de Martinique protège certaines zones où la biodiversité est encore très présente. Il est essentiel de ne pas toucher les coraux ni marcher dessus, cela les brise en quelques secondes.

Certaines espèces marines sont particulièrement en danger :
Coraux durs : blanchissement lié au réchauffement ou pollution
Tortues marines : menaces liées à la pollution plastique, aux prises accidentelles et à la perte de plages de ponte
Poissons de récif : pression de pêche, destruction d’habitat
Utilisez masque + tuba plutôt que de plonger partout, beaucoup se voient à faible profondeur
Privilégiez les zones protégées / réserves marines (ex. parc marin, zones sans pêche)
N’utilisez pas de crème solaire chimique avant de nager, elle nuit aux coraux
Restez à distance des tortues ou dauphins si vous en rencontrez, laissez-les venir naturellement
Sortez de l’eau prudemment, sans glisser sur les récifs
J’avais nagé un matin tranquille à l’îlet Madame. Juste en dessous, un banc de petits chirurgiens bleus passait sous moi comme un tapis vivant. C’était comme une danse silencieuse, la mer devenait écran, les poissons, artistes silencieux.

La Martinique est un véritable musée vivant des arbres tropicaux. Des géants majestueux jalonnent les vallées, les jardins, les bois. Voici une exploration plus instructive de ces monuments vivants.
Impossible de passer à côté : le flamboyant, avec ses fleurs rouges orangées flamboyantes, est sans doute l’arbre tropical le plus “photographié”. On le voit souvent le long des routes, dans les villages, sur les places de marché.
Caractéristiques : large canopée étalée, feuilles composées fines, floraison spectaculaire en saison sèche.
Observation idéale : mai à juillet, quand les fleurs explosent en rouge vif.
Astuce : croisez‑le partout en bord de route, notamment entre Le Marin et Sainte-Anne à cette période, ça tape très fort visuellement.

La Martinique compte une incroyable diversité de palmiers :
Roystonea oleracea (Palmier royal) : silhouette élancée, feuilles droites, souvent planté en alignement urbain ou dans les allées d’habitation.
Cocos nucifera (cocotier) : classique des littoraux, coconuts, noix souvent ramassées pour l’eau de coco fraîche.
Palmiers plus rares : Bactris major, certaines espèces endémiques que l’on repère dans les forêts primaires.
Dans les jardins botaniques (Balata, Céron), on découvre des espèces spectaculaires, peu visibles dans la nature ordinaire.

Oui, la Martinique a aussi ses bambous imposants. Ils bordent parfois des ruisseaux, des chemins de montagne, et créent un rideau sonore quand le vent les caresse.
Associez leurs tiges aux mélodies des oiseaux derrière, parfait pour ambiancer une balade.
Un écosystème fondamental pour l’île : la mangrove, avec ses palétuviers rouges, noirs ou blancs.
Racines aériennes spectaculaires, zones de transition terre-mer, foison de vie marine à leur pied.
On les rencontre notamment autour de la presqu’île de la Caravelle, de Rivière Salée, de Goyave, etc.

Sous ses airs de petit pommier des plages, le mancenillier (Hippomane mancinella) est l’un des arbres les plus toxiques du monde. On le reconnaît à ses feuilles ovales brillantes, à ses petits fruits verts qui ressemblent à des pommes (surnommées "pommes de la mort"), et à la peinture rouge qui entoure son tronc dans les zones touristiques, signe de danger.
Pourquoi est-il dangereux ?
Sa sève est hautement irritante : une simple goutte peut provoquer de graves brûlures cutanées.
Ses fruits sont toxiques à l’ingestion (même une petite bouchée).
Sa pluie : se réfugier sous un mancenillier lorsqu’il pleut peut entraîner de sévères brûlures, car l’eau ruisselle en emportant des toxines de l’arbre.
Où les trouve-t-on ?
Le long de certaines plages naturelles, notamment dans le sud et l’est de l’île (plage des Salines, Anse Trabaud, etc.). Ils sont signalés par des bandes rouges peintes sur le tronc, parfois par des panneaux d’avertissement, mais pas toujours.

Rose de porcelaine (Etlingera elatior) : spectaculaire et très répandue, cette fleur imposante aux reflets brillants est souvent utilisée dans les bouquets tropicaux. On l’observe dans les jardins tropicaux, notamment à Balata, à l’Habitation Céron ou même chez certains particuliers.
Oiseau du paradis (Strelitzia reginae) : reconnaissable entre mille, cette fleur au look d'oiseau en vol se trouve dans de nombreux jardins d’ornement. Son contraste orange-bleu en fait un classique des compositions florales martiniquaises.
Alpinia purpurata (gingembre rouge) : souvent confondue avec la rose de porcelaine, elle se dresse comme une torche colorée. Très commune, on la trouve aussi bien en jardin qu’en lisière de forêt.
Ixora coccinea (floraison toute l’année) : petites fleurs regroupées en bouquets ronds, souvent rouges ou orangées, très courantes près des maisons créoles.
Frangipanier (Plumeria) : arbre à fleurs parfumées, typique des zones chaudes. Les fleurs sont blanches ou roses, et dégagent un parfum suave en fin de journée.
Heliconias et balisier-oreilles d’éléphant : très appréciés pour leurs formes sculpturales, couleurs vives (rouge, jaune, orange).
Balisier / canna indica, géraniums tropicaux, bougainvilliers : ils égayent jardins et maisons.
Hibiscus : en plusieurs variétés (rouge, jaune, orange), souvent planté devant les habitations ou sur les bordures de route.
Fleurs médicinales / aromatiques : bois d’Inde (feuilles aux vertus digestives), citronnelle, verveine créole, curcuma, atoumo, etc.

Beaucoup de plantes tropicales en Martinique sont cultivées pour leur usage traditionnel : infusion, condiments, remèdes locaux…
Le bois d’Inde, dont les feuilles sont utilisées en infusion ou pour assaisonner.
Gingembre sauvage : ses racines sont broyées et infusées pour lutter contre les rhumes et stimuler l’organisme.
Zèb a pik (Cymbopogon nardus) : cette “herbe à piquant”, proche de la citronnelle, est utilisée en tisane ou pour éloigner les moustiques naturellement.
Verveine créole (Lippia alba) : très prisée pour son effet apaisant, idéale contre le stress ou les troubles du sommeil.
Citronnelle : antispasmodique, elle est surtout prisée en tisane du soir, contre les troubles digestifs ou les maux de tête.
Atoumo (Alpinia zerumbet) : nom créole qui signifie “à tout moment”. Une plante aux feuilles très odorantes, utilisée en infusion contre la fièvre, les infections urinaires ou pour “nettoyer le sang”.
... et bien d'autres encore !

L'Atoumo, une plante médicinale de Martinique
La bonne nouvelle, c’est qu’en Martinique, pas besoin d’être expert naturaliste pour croiser des espèces spectaculaires. Il suffit souvent d’ouvrir l’œil… et de choisir les bons endroits au bon moment. Voici les meilleurs spots nature de l’île, testés et validés.
Montagne Pelée : l’un des écosystèmes les plus riches de l’île, parfait pour les passionnés de biodiversité.
Trace des Jésuites : sentiers immersifs, propices à l’écoute et à l’observation silencieuse.
Cascade Couleuvre: un sentier dans la forêt où l'on croise de nombreuses Matoutou des Falaises.
Habitation Céron : pour approcher l’un des plus vieux zamana de l’île et explorer un jardin tropical.
Astuce : partez tôt le matin, avec chaussures fermées, eau et anti-moustique naturel.

Parc de l'Habitation Céron
Jardin de Balata : spot top pour voir colibris et plantes tropicales sans effort. Parcours suspendus, accessible avec enfants.
Zoo de Martinique (Anse Latouche) : immersion dans un ancien domaine sucrier, avec un parcours semi-naturel. Matoutou visible.
Savane des Esclaves (Trois-Îlets) : valorisation des plantes médicinales et traditionnelles.
Pour les enfants ou seniors, ces lieux offrent un accès facile et sécurisé.

Le Jardin de Balata
Anse Dufour, Anse Noire & Grande Anse d'Arlet : des spots incontournables pour le snorkeling, tortues marines garanties si vous nagez calmement.
Mangrove de la Caravelle : sentier pédagogique, observation des crabes violonistes, palétuviers, hérons.
Îlets du Robert / Îlet Madame / Îlet Chancel : accessibles en bateau (location ou excursion), paysages superbes, iguanes, oiseaux, fonds marins.
Astuce : partez en semaine tôt pour éviter les foules. Respectez les zones interdites à l’ancrage.

Anse Dufour est une zone incontournable pour observer des tortues de mer
Depuis Case-Pilote ou Le Carbet : plusieurs prestataires sérieux proposent des demi-journées d’observation, avec guides naturalistes.
Respect obligatoire : pas de mise à l’eau avec les dauphins, distance réglementée, pas de musique.
Privilégiez les sorties labellisées “dolphin watching responsable”.

Observer, c’est bien. Respecter, c’est mieux. Et en Martinique, la biodiversité est à la fois précieuse… et fragile. Voici quelques bons réflexes simples pour profiter sans nuire :
Restez sur les sentiers balisés, même si une fleur rare vous fait de l’œil hors-piste.
Évitez de cueillir fleurs, fruits ou plantes sauvages : certains sont protégés (et d'autres, franchement toxiques).
N’utilisez ni spray chimique, ni répulsif agressif : préférez les produits naturels (citronnelle, géranium…).
Si vous voyez une tortue qui pond, ne l’approchez pas, pas de flash, pas de bruit.
Ne touchez jamais les œufs, et évitez de piétiner les dunes ou zones de ponte (ex. Anse Michel, Anse Noire…).
Si vous nagez avec masque/tuba, gardez vos distances et ne nourrissez pas les poissons.
Même un trognon de pomme met plusieurs semaines à se décomposer sous les tropiques. Et le plastique… n’en parlons même pas. Gardez toujours un petit sac pour vos déchets, même biodégradables.
Certaines espèces sont strictement interdites à la capture ou à l’exportation, même en souvenir ou photo “prise de trop près” :
Matoutou falaise
Iguane des Petites Antilles
Tortues marines
Orchidées endémiques
Peut-on nager avec les tortues en Martinique ? Oui, mais toujours en snorkeling autonome, sans les toucher, ni les nourrir. Les meilleurs spots sont Anse Dufour et Anse Noire. Évitez les heures de forte affluence, nagez calmement et gardez vos distances.
La matoutou falaise est-elle dangereuse ? Non, pas du tout. C’est une petite mygale inoffensive et protégée. Elle vit dans les sous-bois humides du nord de l’île, souvent à l’abri dans les rochers. Observez-la… mais laissez-la tranquille.
Où voir des dauphins en Martinique ? Depuis le Carbet ou Case-Pilote, vous trouverez plusieurs prestataires sérieux qui proposent des sorties en mer pour les observer. Départs tôt le matin, environ 40 à 60 € selon la durée. Privilégiez les excursions encadrées par des guides naturalistes.
Où voir la plus grande diversité d’arbres et de plantes tropicales ? Le Jardin de Balata est idéal pour une première approche. Pour un environnement plus sauvage, cap sur la presqu’île de la Caravelle ou la forêt autour de la Montagne Pelée.
Est-ce que je peux voir des iguanes en liberté ? Oui, mais uniquement l’iguane commun dans la nature (espèce invasive). L’iguane des Petites Antilles, plus rare et endémique, se trouve sur l’îlet Chancel, accessible en excursion en bateau depuis Le Robert.
Que vous soyez amateur de randonnée, fan de snorkeling, passionné d’ornithologie ou simplement curieux de découvrir une nature généreuse, la Martinique ne vous décevra pas. Ici, chaque balade peut vous offrir une rencontre inoubliable : un colibri suspendu dans les airs, une tortue paisible sous l’eau, un iguane paresseux au soleil.
Mais n’oubliez pas : cette biodiversité est un privilège. Elle se mérite, elle se protège, et surtout, elle se respecte.🚗 Et pour explorer tous ces trésors à votre rythme, rien de tel qu’une voiture de location. Que ce soit pour rejoindre une plage reculée, un sentier en pleine montagne ou une mangrove discrète, avoir son propre véhicule vous garantit une liberté totale, surtout dans une île où les transports en commun ne desservent pas toujours les plus beaux coins de nature.